• Magellan

    On croyait autrefois que la terre s’étendait à l’infini tout autour de nous et qu’elle touchait au ciel.

        Il y a 400 ans environ, un navigateur portugais, Magellan, pensait autrement, et il ne craignit pas de s’exposer aux plus grands dangers pour connaître la vérité.

        Magellan partit avec quelques vaisseaux dans la direction du soleil couchant, et il navigua toujours devant lui à travers l’Océan sans fin. Jamais aucun européen n’était allé dans ces régions. Les matelots effrayés voulaient revenir au pays natal ; ils menacèrent même de tuer leur chef. Celui-ci résista avec énergie.

        On ne trouva pas le point où la mer devait toucher le ciel ; mais après de longs mois, on fut arrêté par des îles. Magellan y passa l’hiver, puis tourna autour, retrouva un autre océan et continua sa route vers le couchant.

         De nouveaux périls l’attendaient ; les révoltes de ses hommes, les tempêtes, le manque de vivres dans un si long voyage, pouvaient briser son courage mais il ne se laissa pas abattre.

        Un compagnon de voyage de Magellan, Pigafetta qui a fait le récit du voyage, décrit ainsi les misères qu’ils eurent à subir en sortant du détroit de Magellan, au Sud de l’Amérique, et en traversant l’Océan Pacifique ou Grand Océan :

         « Nous navigâmes pendant trois mois et vingt jours sans goûter d’aucune nourriture fraîche. Les biscuit que nous mangions n’étaient plus du pain mais une poussière mêlée de vers, dune puanteur insupportable. Nous fûmes même contraints, pour ne pas mourir de faim, de manger des morceaux de cuir de bœuf qu’il fallait faire tremper dans la mer pendant  quatre ou cinq jours afin de les rendre un peu plus tendres ; ensuite nous les mettions sur la braise avant de les manger. Souvent même nous avons été réduits à nous nourrir de sciure de bois… je ne pense pas que personne à l’avenir veuille entreprendre un pareil voyage »

        Les populations sauvages d’une île du Grand Océan surprirent les hardis navigateurs, massacrèrent Magellan et une partie de ses hommes.

       A ce moment, la partie la plus difficile du voyage était terminée. Un autre chef, Sébastien Del Cano, ramena le reste de l’équipage en Europe. Pour la première fois, on avait fait le tour de la terre et prouvé d’une manière certaine que la terre est ronde.


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